Si la plaine se pare actuellement du jaune des fleurs de tournesol, les débuts de cette campagne n’ont pas été tout rose pour cette culture. En cause, de fortes attaques de ravageurs et des conditions climatiques peu propices au démarrage. Au final, bon nombre d’agriculteurs ont été obligés de ressemer.
« Les semenciers confirment que les réapprovisionnements en semences de tournesol ont été plus importants cette année que les autres campagnes, confie Isabelle Rougerie, spécialiste du tournesol chez Corteva. Les ressemis seraient de l’ordre de 7 à 8 % cette année, contre 4 % les campagnes passées. » Même si toutes les régions sont concernées, avec plus ou moins d’intensité, les raisons pour expliquer ce démarrage difficile diffèrent d’une zone à l’autre. Parmi les principales : les attaques de ravageurs et les conditions climatiques.
« Nous constatons une recrudescence des dégâts de taupins, d’oiseaux et de lièvres, poursuit Isabelle Rougerie. Si pour les premiers, une protection insecticide en microgranulés existe, à l’image de Belem (cyperméthrine), elle n’est, en moyenne, utilisée que sur 15 % des surfaces. Et pour éloigner les autres ravageurs, les effaroucheurs sonores et visuels ne sont malheureusement que rarement suffisants. » Cette année, ces attaques ont été renforcées par une levée compliquée des tournesols. Dans le Sud-Est par exemple, alors qu’une première vague de semis s’est déroulée précocement, le sec puis le froid qui ont suivi n’ont pas permis une levée rapide et homogène des cultures. Or, ce sont les jeunes pousses, très appétentes, qui restent la cible privilégiée des ravageurs. Si la croissance est ralentie, ce stade « jeune » perdure, laissant dès lors tout le temps aux prédateurs d’attaquer. Dans le Sud-Ouest, c’est le froid et la pluie qui a retardé les semis. «
Aujourd’hui la floraison des tournesols a débuté dans de nombreux secteurs, confirme Isabelle Rougerie. En Charente et en Vendée, le potentiel semble prometteur. Mais dans certaines zones, dans le Sud-Ouest et le Sud-Est notamment, l’hétérogénéité des stades domine, et parfois au sein d’une même parcelle. »
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